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DEFECATION sujet de REFLEXION !!

Processus de défécation

:

1°) Position accroupie !

et c'est déjà là que l'on s'arrête pour exprimer une stupéfactionévidente; qui de nos jours dans le monde "civilisé", s'accroupit pour déféquer ?Certainement pas les patients(es) que je vois , car ni les uns ni les autres, me disent se mettredans cette position pour déféquer, et cela n'est pas une question de culture, pas plus que de religion, il s'agit bien d'un phénomène de notre société qui par le biais des vendeurs de wc ,imposent plutôt qu'ils ne proposent des sièges considérés adaptés à nos besoins, mais certainement pas à ceux de notre système ano-rectal.

HISTOIRE : L'homos Hérectus.

De merveilleuses images cinématographiques ont reproduit très scientifiquement nos

ancêtres leur corps et sa transformation, leur vie, à travers les ères, et les âges de notre

planète.

On les a vus se redresser, articuler de vagues sons gutturaux, traduisant une expression

verbale, manger, dévorer, boire à même la rivière, grimper aux arbres pour y dormir en sécurité,

on nous les a montrés en train de copuler, tout ce que l'être humain est supposé faire pour se

maintenir en vie et assurer sa descendance, mais jamais, on ne nous les a montrés dans ses

fonctions les plus indispensables, l'urination et la défécation.

On ne les imaginera pas autrement qu'accroupis ! !

Les producteurs, ignorant volontairement ces fonctions , ont bien traduits ce qu'elles

représentent à nos yeux d'hommes civilisés : c'est sale , c'est moche ; ça sent mauvais !

On ne montre pas ça, au cinéma ! Dans la vie : On en parle pas !

La défécation est cependant par définition un acte naturel, de vidange du rectum.

On en parle d'ailleurs très peu à son médecin , sauf quand ça va vraiment trop mal, jamais

à l'entourage c'est vulgaire, et l'on ne sort pas de classe, du bureau, ou de table même si le besoin

se fait urgent, au risque de se faire réprimander, de provoquer l'hilarité des autres, ou de se

faire soupçonner de je ne sais quelle maladie sale ; alors, on se retient jusqu'à
« peut plus ! », ce

qui a pour résultat de fabriquer des générations de constipés chroniques.

Dire de quelqu'un ou quelqu'une qu'il ou elle est constipé(é), suffit à classer l'individu en question ;

Visage à allure d'anus, fermé, bien serré, constipé !.

« Constipé »

devient donc un adjectif péjoratif.

A partir de là, le praticien que je suis, ne pose jamais à sa patiente la question : « êtesvous

constipée » ? mais s'arrange pour en savoir plus qu'il n'en faut pour établir le diagnostique de

constipation, sans avoir prononcé le mot fatidique qui l'aurait fait s'écrier « constipée,moi ! »

Ailleurs.

En Afrique , on mange bien , et on défèque bien , je me souviens d un documentaire sur la 5èmè 

des gens simples vivant en dehors des villes, en brousse.

« Les circuits » sont de simples restaurants, petites cahutes bien clôturées avec les branches

de bananiers et ombragées délicieusement par les larges feuilles de ces mêmes arbres. Les

« circuits » sont tenus par des veuves qui assurent ainsi leurs revenus , mais pour y aller il faut

être accompagné, un blanc n'y entre pas seul.

 Ces petits paradis de qualité culinaire inoubliable, de la dorade géante, pêchée le matin cuite au

feu de bois, à la vapeur, roulée

dans les feuilles de bananier, et badigeonnée savamment d'un piment fait maison : un délice, sans

oublier le manioc les
« miondos »  ! Le repas dure plusieurs heures, entre tous lesplats confectionnés au dernier moment ;  recevaient quelques 4

à 5 personnes, et cela toujours avec une bonne organisation conviviale.

Et là, quelle ne fut pas ma stupéfaction de voir au cour du repas un monsieur se

lever tout simplement , s'absenter quelques minutes, revenir, se laver les mains soigneusement au

tuyau d'eau à l'entrée, se rasseoir , et reprendre la discussion le plus simplement du monde,

tranquillement, sans autre forme de procès, si procès il y a !

Il venait de se
«soulager » ou plutôt de soulager son intestin , qui s'était sans doute

manifesté.

N'est ce pas là, une véritable sagesse que d'écouter le corps et ses besoins ? Tous ses

besoins, car n'est honteux, que ce que l'on veut bien qui soit ainsi dénoncé, par une culture stupide

et ignorante, mettant à l'épreuve chaque jour ce corps unique que nous possédons jusqu'à le

maltraiter dans ses fonctions les plus archaïques, les plus bienfaisantes et les plus humaines.

LE CORPS A SES BESOINS ! Il a ses raisons d'avoir besoin, cela est juste.

La maltraitance a des degrés, et refuser à notre corps de subvenir à ses besoins au nom

de
« sacro-sainte éducation-culture , ça se fait, ça ne se fait pas » est un grave péché, toujours

puni, un jour ou l'autre, dans les différentes fonctions malmenées.

Revenons à la fonction : la défécation.

Il va de soi que dans les bois on s'accroupie, et chez soi on s'assoit sur les toilettes

comme si l'on se mettait à table avec quelques différences cependant, dont la principale est une

question de temps. Pour déféquer il faut faire vite, une fois le pantalon
 baissé,

laissant un postérieur nu, posé sur la lunette des wc, moitié assis, moitié debout, on se penche

en avant, en arrière , on pousse jusqu'à perdre le souffle, pour ouvrir contraint et forcé cet anus

récalcitrant, qui ne pense qu'à prendre son temps ! Ouf, c'est fait, ou à moitié......laissant un

besoin insatisfait , un anus tuméfié,
« abasourdi » par une telle maltraitance, lui, qui se veut

bienveillant, sur simple relaxation après mise

en condition.

La condition. Qu'est ce que c'est ?

Pour bien déféquer vous l'avez compris il faut :

-une position adéquate

-un temps suffisant

-une poussée, accompagnatrice du besoin.

Pousser, allez-vous vous écrier ? Qu'elle absurdité, alors qu'on ne fait que répéter aux gens de ne

pas pousser !

Question : Et vous, poussez-vous ? Allons ! étudiez-vous honnêtement, bien sûr, vous l'avouez,

vous poussez ! rassurez-vous tout le monde pousse, mais là aussi il y a des degrés !

Explications

:

·

Le besoin, c'est déjà une poussée , on l'appellera « la poussée réflexe ».

·

Intervient « la mise en condition par la position accroupie.»· La poussée, accompagnatrice du besoin, salvatrice, bienfaisante, j'allais dire, jouissive !!

La poussée volontaire isolée, est néfaste. La poussée volontaire active, doit être

accompagnatrice de la poussée réflexe .

Pousser, c'est satisfaire un besoin !..

Etude de la position accroupie :

· Dans cette position, il y a ouverture du détroit inférieur, pour s'équilibrer le tronc se

penche en avant , ce qui étire les muscles postérieurs du tronc, lesquels retiennent le sacrum et

le coccyx en arrière alors que les ischions partent en avant, la flexion des hanches sur le bassin ,

entraîne les iliaques en rétroversion, l'abdomen est repoussé en arrière par la pression des

cuisses, le rectum est mobilisé d'arrière en avant, ceci active le réflexe de défécation . Il s'agit

là d'une
contre-nutation importante, d'une délordose complète, nécessaire à la vidange rectale.

Dans cette posture physiologique de défécation, l'ouverture du détroit inférieur atteint 130 à

140°..

Que les gens qui s'accroupissent pour déféquer lèvent le doigt ?

Aucun !...

Mais je ne suis pas sourd aux plaintes de mes patients(es), et si les wc à la turc sont

rares, voire inexistants , j'entends des récits des plus cocasses au sujet de la défécation ; cela

va des gens, souvent des femmes, qui pour ne pas avoir de contact direct avec la lunette des wc,

(siège de tous les microbes connus et inconnus au bataillon) montent sur le siège des wc, se

tenant tant bien que mal dans une position accroupie, en équilibre sur leur talons hauts, prêtes à

chavirer de bord au moindre souffle ; pas question de faire dans cette position d'équilibriste, une

respiration abdominale ample et sereine que j'appelle la respiration bienfaisante , la position ne

s'y prêtant pas favorablement . Le réflexe de HERING BREUER est bien compromis dans cette

situation.

Les résultats sont de l'ordre de petites crottes pompeusement appelées score n° 1 sur

l'échelle de BRISTOL.

L'essuyage d'un anus cyanosé, arrache un cri sourd, presque muet à sa propriétaire qui

sort plus vite qu'elle y était entrée, de ce lieu incommode et suspect !

Oh ! là-là quelle gymnastique !! s'accroupir, debout, s‘asseoir, tout cela devient tellement

compliqué, sans compter la perte de temps, trois bonnes minutes au plus.

Et voilà que vous me parlez de prendre mon temps, de m'accroupir ...à mon âge avec ma

gon-arthrose douloureuse, ma prothèse de hanche limitant mes mouvements , sans parler de mes

chevilles qu'il y a bien longtemps, ne se sont pas pliées complètement, talons au sol.

La position accroupie sur la pointe des pieds est inopérante, pour faciliter la défécation

la délordose est obligatoire. Alors ?

Et bien voilà : La leçon exonératrice.

·

L'orientation des forces se fait selon la posture.

·

La position se prend au niveau des appuis.· L'angle formé par les cuisses sur le bassin doit être inférieur à 90°

Dans cette position l'ouverture de l'angle ano-rectal atteint 140 à 150° ce qui contribut

largement à faciliter l'émission des selles, et une vidange rectale complète qui deviendra

régulière, mettant à l'abri de la constipation distale avec tout son cortège de signes associés,

urinaires, douleurs, fécalome, encoprésie, fuites anales pour rester optimiste.

Alors mes amis a vos marques...

 (remerciements à Lucile P.)

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